Portrait : les mille et une inspirations de Forever Pavot
InterviewNews

23.02.2023

Forever Pavot, forever Carto !

Avec son troisième album « Idiophonie », le groupe Forever Pavot démarre sa nouvelle tournée à la Cartonnerie, jeudi prochain. Rencontre.

« J’ai notamment bossé les arrangements avec Sami Osta, qui a collaboré avec Feu! Chatterton ou La Femme, et c’est super inspirant. Dans cet album, il y a aussi plus de textes, que je chante de façon plus intelligible, plus digeste… »

Derrière Forever Pavot, il y a Émile Sornin. Et derrière Émile Sornin, il y a mille instruments, mille inspirations, et une obsession : retrouver le bon son des années 1970. Avec la sortie de son troisième album « Idiophonie », le multi-instrumentiste persiste et signe. Rendez-vous à la Cartonnerie de Reims, le jeudi 2 mars.

COMMENT DÉFINIRIEZ-VOUS VOTRE PROJET MUSICAL ?

Forever Pavot existe depuis une bonne dizaine d’années. J’ai monté ce projet en parallèle d’autres groupes, dans lesquels je jouais, à un moment où j’avais envie d’être seul dans mon coin. De fil en aiguille, j’ai sorti des EP autoproduits, des concerts… Et puis j’ai trouvé mon label Born Bad Records. Depuis, trois albums sont sortis.

QU’EST-CE QUI VOUS A POUSSÉ À LANCER UN PROJET DIFFÉRENCIANT ?

En jouant dans plusieurs groupes, j’étais dans les influences toujours différentes. Mais mon cœur allait vers les sonorités 70’s. Difficile d’imposer ça dans un groupe. En travaillant seul, je pouvais tout contrôler, maîtriser ma direction artistique. Alors j’ai fait ce pas de côté. Je me suis renseigné sur les techniques musicales des années 70, j’ai acheté du matériel, comme un quatre pistes cassettes d’époque, par exemple, et puis j’ai bidouillé. Mon appartement était devenu un laboratoire musical. J’ai rapidement réussi à trouver les vieux sons, les vieilles instrus qui me plaisaient et j’ai compris : elles venaient du hip-hop et du rap que j’écoutais quand j’étais gamin. C’étaient les samples qu’on entendait derrière. J’ai continué à creuser, j’ai collectionné les disques pour sampler de la musique de film, de la musique psychédélique. Et tout s’est aligné.

« IDIOPHONIE » EST VOTRE TROISIÈME ALBUM : EN QUOI EST-IL PARTICULIER ?

La différence majeure avec le reste du travail de Forever Pavot, c’est que je partage le travail avec d’autres musiciens et producteurs. J’ai notamment bossé les arrangements avec Sami Osta, qui a collaboré avec Feu! Chatterton ou La Femme, et c’est super inspirant. Dans cet album, il y a aussi plus de textes, que je chante de façon plus intelligible, plus digeste…

PLUS DE CHANSONS, DONC PLUS DE MESSAGES ?

Pas forcément, justement ! J’aime bien que mes morceaux soient comme des séquences de film. J’aime les images, les ambiances, les transports. L’histoire et les messages qui se construisent, c’est malgré moi, et surtout, c’est à l’appréciation des auditeurs. J’aime l’idée de créer une abstraction musicale, une poésie, qui ne cherche qu’à être transformée, réappropriée.

Propos recueillis par Agathe Cèbe

L’article complet

Forever Pavot + Serpent le jeudi 02 mars à 20h. Tarifs : de 10 à 19€

 

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